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Les Alpes en Y-AMT (Tracer 7 GT) – 5 jours à moto

De
le
13 septembre 2026
Temps de lecture estimé : 8 minutes

Comme chaque année, septembre rime avec road trip moto dans les Alpes. Au guidon de ma nouvelle moto équipée d’une boite de vitesse robotisée Y-AMT, il n’y avait pas de raison de changer de destination.

5 jours en solo sur une portion de la Route des Grandes Alpes avec une Tracer 7 GT Y-AMT, voici le programme que je vais détailler dans cette page de blog et en vidéo sur YouTube.

Road book

ℹ️ La carte peut s’agrandir en cliquant sur le bouton en haut à droite.

⬇️ GPX à télécharger (clic droit > enregistrer sous…) :

Road trip

Jour 1 / 322 km

  • Départ de Montpellier en direction d’Alès
  • Les Gorges de la Beaume
  • Les Monts d’Ardèche, Col de Loubaresse, Col de Meyrand, Col de la Croix de Bauzon
  • Arrivée dans la Drôme, à Die

Depuis Montpellier, et pour aller dans les Alpes, il y a toujours une barrière à franchir avec la vallée du Rhône. Après toutes ces années, je n’ai encore jamais trouvé un « passage » idéal, il faut forcément se frotter à des grosses agglomérations (Arles, Avignon, Orange, Valence).

Pour l’aller, et comme j’ai prévu deux jours avant d’attaquer la Route des Grandes Alpes (RGA), la solution sera de passer par l’Ardèche, et plus précisément par le parc régional des Monts d’Ardèche, à partir de Lablachère et Joyeuse.

Cette option permet donc de contourner au maximum la Vallée du Rhône en faisant durer une portion de route sympa.

Une alternative aurait pu être les Gorges de l’Ardèche entre Vallon Pont d’Arc et Saint Martin d’Ardèche pour poursuivre dans le Vaucluse. Ce secteur peut se faire à la journée depuis Montpellier, je privilégie donc plutôt en road trip les destinations plus lointaines.

La D203, ou Gorges de la Beaume, permet après 2 heures de route d’enfin arriver dans un secteur reposant, en sous-bois. La suite du road trip se passe sur la D24 en passant par Valgorge jusqu’au Col de Loubaresse et le Col de Meyrand avec son ponton suspendu face au Mont Ventoux.

Direction ensuite Vals les Bains et Privas après un détour par la petite station de ski de la Croix de Bauzon, tout en travaux en cette fin d’été 2026. J’ai ensuite opté pour de toutes petites routes à travers des hameaux (Gourdon, Col de Sarrasset, Pourchères) et ce n’était pas forcément la meilleure idée.

Rythme très lent, voies étroites et une conduite sous stress car je n’étais pas habitué au gabarit très large de la bagagerie rigide de cette Tracer 7 GT. À refaire, j’opterais plutôt pour des routes plus directes comme la D104 entre Aubenas et Privas.

La fin de journée est assez roulante, en passant au-dessus du Rhône (forcément, il le faut bien) puis Livron sur Drôme, Crest et Die dans la Drôme, ville étape pour la nuit, notamment connue pour sa clairette (vin pétillant).

Une première journée au tracé perfectible mais qui a le mérite de prendre son temps et permet d’appréhender le poids ressenti en forte hausse de la Tracer 7 GT équipée de ses deux valises rigides bien remplies.

Jour 2 / 322 km

  • Départ de Die en direction du Vercors
  • Col de Rousset
  • Tunnel des Ecouges
  • Col d’Herbouilly
  • Col d’Ornon
  • Col du Glandon
  • Arrivée dans la Maurienne

Le jour 2 commence sans attendre par une route sinueuse bien connue des motards : la montée vers le Col de Rousset par la D518. C’est aussi l’occasion de mettre à l’épreuve la boite robotisée Y-AMT de cette nouvelle Tracer 7 GT.

C’est très agréable de se concentrer sur le paysage plutôt que sur le choix du bon rapport de boite. La moto passe la 2/3/4 en fonction de la route. En manuel, j’aurais plutôt eu tendance à tout faire en 3e !

Une fois le col passé, le tunnel permet de rentrer dans le Vercors avec notamment Vassieux en Vercors et son mémorial sur la résistance lors de la seconde guerre mondiale. Comme cette journée est très axée sur le Vercors, je préfère éviter un trajet direct vers Villard de Lans, mais bien serpenter dans le secteur.

Point de Combe Laval aujourd’hui, mais un passage par la station de ski de Font d’Urle et les villages « en Royans » dans la vallée (Saint Jean en Royans, Saint Laurent en Royans, Pont en Royans).

Place ensuite à la D1532 jusqu’à Saint Gervais en Isère pour attaquer la montée vers le Tunnel des Ecouges par le nord, donc totalement à l’ombre en ce début de matinée. Le panneau indiquant qu’il faut s’arrêter car un véhicule arrive en face mériterait d’être revu : après avoir attendu 5 minutes, je me suis engagé dans le tunnel et je n’ai croisé personne… Désormais éclairé, ce passage n’est plus si impressionnant que par le passé.

En sortie du tunnel, c’est un grand soleil qui nous accueille avec le Col de Romeyère (1 074 m) et ses quelques installations mécaniques pour le ski alpin.

Le contournement de Grenoble en direction de Gap (Vizille, La Mure, Valbonais) est moins intéressant, mais reste un passage nécessaire pour rejoindre le Bourg d’Oisans par le Col d’Ornon (1 371 m) par la D526.

Toujours sur la D526 en Isère, le road book se poursuit jusqu’au barrage de Grand’Maison avant d’arriver en Savoie au niveau du Col du Glandon (1 924 m) par la D927.

Il serait possible de poursuivre de continuer jusqu’au Col de la Croix de Fer (2 065 m) puis de descendre par Saint Sorlin d’Arves, une des stations de ski du domaine des Sybelles que je connais bien l’hiver. Dans les deux cas, vous arrivez autour de Saint Jean de Maurienne.

La Vallée de la Maurienne sera le point de chute pour deux nuits, l’occasion de laisser sur place la bagagerie de la Tracer 7 GT afin de découvrir les Alpes du Nord et la RGA avec une moto moins large et plus légère !

Jour 3 / 303 km

  • Départ de la Maurienne en direction des Alpes du Nord
  • Col de la Madeleine
  • Gorges d’Arly et Col des Saisies
  • Barrage et Cormet de Roselend
  • Col de l’Iseran

Le jour 3, c’est un peu la motivation de ce road trip. Ces dernières années, j’avais privilégié un seul point de chute pour la totalité de mon séjour. J’étais donc obligé de rester dans la partie sud des Alpes (départements 04 et 06). En dehors de l’édition 2017 (il y a déjà 9 ans !), je n’étais jamais revenu en Savoie à moto.

Alors que j’avais avancé d’une journée ce road trip pour éviter au maximum la pluie dans ce secteur, la météo a eu la même idée ! Attendue le lendemain, la pluie s’est finalement invitée avec un jour d’avance, pile au moment de mon départ. Alors que la pluie s’évacuait par le nord, mon road book allait aussi dans le même sens.

Avec le recul, il m’aurait fallu inverser le sens de cette journée (prendre le sens anti horaire au lieu du sens horaire) pour limiter les dégâts. Malheureusement, je n’ai eu cette idée qu’après avoir roulé 2 heures sur la pluie.

La montée vers la station de ski de Saint François Longchamp et le Col de la Madeleine (1 993 m) s’est ainsi réalisé sous la pluie et la brume, sans aucune visibilité. La pluie cesse à 10 h et le soleil commence à apparaître autour d’Albertville (N90) et les Gorges d’Arly (D1212) pour rejoindre le Col des Saisies (1 650 m), premier col de la RGA sur mon parcours.

La suite de la journée se fera 100% au sec mais sans ma caméra secondaire (DJI Osmo Nano) dont l’objectif grand angle a eu quelques soucis d’étanchéité.

Beaufort, le barrage et le Cormet de Roselend jusqu’à Bourg Saint Maurice sont toujours sur la RGA, qui a généralement le numéro D902 au fil des départements. Place ensuite au Col de l’Iseran (2 770 m) depuis Val d’Isère, soit le plus haut col routier des Alpes française.

La Cime de la Bonette est à 2 802 m d’altitude, mais ce n’est pas un col.

Une journée au coeur de la RGA, malheureusement gâchée par la pluie du matin. Impossible d’anticiper, c’est le risque de rouler en montagne, surtout à la fin de l’été, très soumis aux orages. Bonne nouvelle cependant : toutes les routes étaient ouvertes, contrairement au lendemain !

Jour 4 / 314 km

  • Départ de la Maurienne en direction des Alpes du Sud
  • Col du Télégraphe, Valloire, Col du Galibier
  • Col d’Izoard (⛔️ fermé le jour de ma venue)
  • Col de Vars
  • Col d’Allos
  • Col de la Colle Saint Michel
  • Arrivée à Castellane

Les pluies récentes ont eu une conséquence : une coulée de boue dans la Casse Déserte au sud du Col d’Izoard. Alors que le service des routes du 05 annonçait une ouverture le jour de ma venue, l’ouverture a été décalée au lendemain. Pas d’Izoard donc pour moi cette année, dommage, ça sera l’occasion de découvrir la nationale N94 entre Briançon et Guillestre.

La trace GPX à télécharger sur cette page de blog contient bien le Col d’Izoard, tel que prévu initialement. Si des fermetures (pour travaux, météo, etc.) sont constatées, c’est à vous d’adapter le tracé et de ne pas suivre la trace sans vérification.

Mais avant d’arriver dans les Hautes Alpes (05), les premiers cols de la matinée sont toujours sur la RGA avec le Col du Télégraphe (1 566 m), la station de ski de Valloire et le Col du Galibier (2 642 m).

Petite précision hors vidéo : cette route, surtout jusqu’à Valloire, est un enfer de circulation : camions, camionnettes, cyclistes qui forcément ont un rythme lent et empêchent le dépassement : cette portion de la D902, même à 8h du matin, est trop surchargée.

Si le Galibier n’est pas un objectif pour vous, alors la montée par le lac et le Col du Mont Cenis, la bascule en Italie et le retour en France par le Col de l’Echelle par Briançon est à mon sens plus adapté pour un road trip touristique !

Si logiquement la RGA se poursuit entre Briançon et Guillestre sur la D902 par le Refuge Napoléon, le Col d’Izoard, la Casse Déserte et les Gorges du Guil, la fermeture imposée par une coulée de boue oblige à prendre la N94.

La prochaine étape est donc Vars, la station de ski de la Forêt Blanche et plusieurs de ses villages, puis le Col de Vars (2 108 m) qui permet ensuite de regagner la Vallée de l’Ubaye, et notamment les villages de :

  • La Condamine Châtelard, qui permet de rejoindre la piste du Col et Tunnel du Parpaillon par la D29 (dont l’accès est fermé depuis 2025) ;
  • Jausiers, qui permet de monter sur la route de la Cime de la Bonette par la C4 ;
  • Barcelonnette, connu pour abriter chaque année en septembre l’Alpes Aventure Motofestival.

Pour ce road trip, c’est la montée par le Col d’Allos (2 247 m) qui aura ma préférence. Fermé quelques heures la veille par sécurité pour éviter tout problème de circulation lié aux pluies, le col était bien ouvert ce jour là.

En cas de fermeture, l’alternative aurait été de passer par le Col de la Cayolle (2 324 m) jusqu’à Guillaumes.

La fin de journée est l’occasion d’ajouter un détour par les Gorges de Daluis pour compenser l’absence de l’Izoard le matin. Si à première vue, un ajout de 25 minutes est minime, en prenant en compte l’aller, le retour et une pause, cela ajoute 1 heure de plus. Sur une journée de 6 heures, c’est finalement un gros ajout !

Une journée très classique pour moi, car ce secteur sud de la RGA est celui que je connais le mieux. Avec le recul, j’aurais du m’abstenir de rajouter la boucle dans les Gorges du Daluis, quitte à arriver plus tôt à l’hôtel à Castellane. Mes journées de roulage sont décidément trop longues.

Jour 5 / 307 km

  • Départ de Castellane
  • Gorges du Verdon et Route des Crêtes
  • À travers la Provence, Alpilles, Camargue
  • Arrivée à Montpellier

La dernière journée, qui correspond par définition au retour, n’est plus vraiment dans la thématique d’un road trip moto dans les Alpes. Le départ matinal à 8 h permet cependant de profiter des Gorges du Verdon (D952, D955) et notamment de la route panoramique et de ses multiples belvédères, la Route des Crêtes (D23), sans le moindre véhicule !

Pas de vélo, pas de moto, pas de voiture, uniquement des vans à l’arrêt qui se réveillaient tranquillement. C’est l’avantage de commencer tôt !

En alternative, il est possible de passer par la Rive Gauche des Gorges du Verdon par Trigance (D90), le Pont de l’Artuby et Aiguines (D71) : c’était justement le tracé de l’édition 2025 du road trip dans les Alpes.

Le Lac de Saint Croix sera le dernier point de vue avant d’attaquer le retour par la Provence en traversant les parcs naturels régionaux des Alpilles et de Camargue. Voilà qui permet de terminer 5 jours de roulage dans les Alpes.

J’ai particulièrement apprécié la fiable consommation (3,5 l / 100 km calculée sur 5 000 km) de cette Tracer 7 GT, notamment avec les prix actuels des carburants. Je suis en revanche moins à l’aise avec le poids total avec la bagagerie rigide, la béquille centrale et les crash bars. Bien sûr, en roulant cela ne pose pas de problème, mais à l’arrêt, pour manoeuvrer ou pour la mettre sur la béquille centrale, je ne serais pas contre 15 à 20 kg de moins !

Bilan

Avec une nouvelle moto, surtout équipée de la boite robotisée Y-AMT et de la bagagerie rigide, j’avais envie de la tester dans des conditions « difficiles », donc dans les Alpes et les cols de la Route des Grandes Alpes. Finalement, la moto s’en est très bien sortie ! Mais le pilote, un peu moins. J’ai beaucoup roulé, autour de 300 km par jour et la pluie le 3e jour n’a pas arrangé les choses. Objectif des prochains mois : repos. Et pour 2027 ? Probablement pas de road trip dans les Alpes afin de retourner dans d’autres secteurs comme l’Auvergne.

Statistiques

Distance totale1 645 km
Durée totale32 h 09 min
Consommation3,5 l / 100 km
Coût du carburant120 €
Coût de l’hébergement 240 €
Coût de l’alimentation40 €
Coût total400 €

Anciennes éditions

Équipement

Pilote

Moto

Julien
Montpellier, France

Je partage sur les réseaux mes balades moto en solo dans le sud de la France